Vos gueules les M…oteurs

25 septembre 2016

Paris, pas si romantique

Aujourd’hui, journée décriée par certains, encensée par d’autres…Paris sans voiture! Le dimanche est la journée allégée de la semaine en terme de traffic intra-muros. Cette initiative associée à cette journée (surtout l’après midi) ensoleillée va offrir un peu de temps calme aux parisiens.

Enfin presque, parce qu’il y a les bus, les véhicules des forces de l’ordre, les taxis et les parisiens du centre aussi.

Pour certains de ces derniers, l’occasion est trop belle de sortir la voiture pour montrer au badaud qu’on est de l’élite « habite Paris centre (arrondissement avant la dizaine) + a une voiture ». On les reconnait en négociation à tous les check points d’accès au centre, ou roulant presque seuls sur les axes habituellement praticables à moins de 5 km/h les bons jours. La voiture est de bonne catégorie, elle brille.

Les taxis sont postés aux mêmes check points, en double file parfois. Adaptation au marché.

Vu le nombre d’achat de tickets au conducteur dans le bus, cette journée a le mérite de faire découvrir le bus à pas mal de personnes.

Deux heures de déambulation en Rive Gauche m’ont permises d’apprécier autrement. Quoi de différent :

1- Aucun coup de klaxon – celui de chaque feu qui passe au vert, celui du pressé qui signale qu’il roule mal – à nous de faire attention, celui du conducteur bloqué dans la file qui espère ainsi faire disparaître le bouchon.

2- Pas ou presque de moteur poussé du 2 roues motorisé trafiqué qui se faufile entre voiture et signalisation

3- Pas une voiture fenêtre ouverte qui vous fait partager le goût immodéré du conducteur pour une musique tapageuse et parfois hargneuse

4- On entend les personnes croisées qui parlent tranquillement; vrai, aujourd’hui, les voix ne sont pas couvertes par les moteurs et les personnes qui tentent d’échanger ne sont pas obligées de crier pour parler.

5- Du coup, les moteurs des quelques voitures et des bus sont devenus vraiment bruyants et on rêve du moteur électrique pour tous.

6- Du coup, on découvre aussi les musiques que crachent sur les trottoirs les restaurants ou bars branchés, ou encore les magasins de souvenirs qui s’étirent le long de la Seine à Saint Michel. Pour la prochaine fois, pourquoi ne pas les faire participer à cette demi-journée d’apaisement sonore?

La question s’impose alors: mais à qui sont donc toutes ces autres voitures qui roulent dans la ville le dimanche? et pourquoi?

 

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