ah si j’étais chauffeur de bus

17 septembre 2016

Paris, pas si romantique

journée farniente. En vrai  je suis en vacances pour 2 semaines.

J’ai bien passé de heures à surfer pour me convaincre de partir ici, là, club, soleil, tourisme culturel, sud, nord, famille? J’ai opté pour vivre tranquillement ma ville Paris. L’idée de ne pas avoir d’horaire ou de contrainte, sans se préoccuper de rentabiliser un voyage ou un hôtel est finalement une option très interessante. A bien y penser, c’est même une chance lorsque je pense à tous ces touristes exténués qui passent quelques jours ici, au pas de course, en provenance de l’autre bout du monde.

Donc, journée promenade sans but, qui m’a portée à la Butte Montmartre. Des kilomètres dans les pattes. Par chance, un minibus de RATP s’approche. Il sillonne les ruelles de la butte. Fréquenté par les habitants, il permet de s’épargner les dénivelés abruptes.

La première surprise est le remerciement du chauffeur lorsque j’ai badgé. Quoi, merci d’avoir payé ma course? d’avoir donné mon tribu pour le véhicule, l’organisation des transports de jour ou de nuit, l’abribus et le salaire des chauffeurs? C’est normal.

Deuxième surprise est la finesse, la dextérité demandée au chauffeur pour conduire son véhicule dans les rues étroites avec les changements de caps répétés, à droite, à gauche. Tout droit n’est pas possible. Mais plus que cette précision, c’est la vigilance des chauffeurs que je loues.

L’impressionnant, ce sont les objets mobiles : de droite ou de gauche, devant ou derrière, déboulent des voitures ou des 2 roues motorisées. Elles tentent les débordements pour passer avant; il semble que les minutes soient très chères pour ces conducteurs.

Autres objets mobiles sont les piétons. Même ritournelle : de droite, de gauche, en faufilage entre les voitures garées. La rue devient piétonne en zone très touristique. Comme un réflexe irréfléchi, le piéton se rue devant le bus pour traverser. On dirait que la vision du bus lui rappelle le besoin irrépressible de traverser immédiatement. Avec étonnement ou rire, ils réagissent au freinage du minibus, au coup de klaxon pour leur rappeler les règles du bien vivre le partage des voies routières. Certains feignent de ne pas l’entendre tant ils sont saisi de l’ambiance du lieu. Enfin, c’est ce qu’ils font croire.

Tous ces petits arrêts supplémentaires, un piétons, une voiture, une moto, des encombrants, quelques objets de chantiers qui dépassent sur la rue et encore un piéton égrennent les minutes supplémentaires. La tournées s’allonge, qui rogne la pause du conducteur entre 2 tournées.

Ah si j’étais chauffeur de bus….ben non, je ne pourrais pas être chauffeur de bus; je ne pourrais pas avoir cette maîtrise, cette vigilance et surtout, impossible de garder le contrôle de moi-même en pareilles circonstances !

 

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